Slow fox
Le slow-fox est la version lente du fox-trot. Bon, une fois que je vous aurait dit cela, vous serez bien peu avancé, car qui danse encore le fox-trot ? Et pourtant, ce fut une des danses les plus en vogue dans les années 40.
Hélas elle est aujourd'hui délaissée, au même titre que le quick-step. Musicalement pourtant, chacun garde en mémoire les mélodies chantée par Frank Sinatra et Nat King Cole : Moonlight Serenade et Unforgatable. Une danse d'amoureux, donc, bercés par les crooners d'un temps révolu.
Artistiquement parlant, le slow fox est construit sur un rythme lent, vite vite. Et fait partie, avec la valse anglaise et le quick step, d'un ensemble de danses aux figures assez similaires. Vous n'aurez donc pas vraiment de problème pour l'apprendre en parallèle avec ces danses. Sauf que comme le quick-step, peu dansée, les cours seront rares, les endroits pour la pratiquer quasi inexistants... et les partenaires peu nombreux. Mais après tout n'est-ce pas une motivation de plus pour épater vos ami(e)s ? D'autant plus que comme la valse anglaise, la lenteur du pas se prête à un ensemble de figures des plus gracieuses que les dames ne manqueront pas d'apprécier
Valse
Que serait devenue la valse sans la famille Strauss ?
Difficile à dire.
Car née au XVIIIième siècle avec le romantisme allemand, elle est la pre$mière des danses en couple fermé dont elle est à l'origine du développement. Il fallait donc bien le génie des Strauss pour faire de cette première danse fermée - jugée parfaitement indécente par les tenants de la bonne morale - un principe de bonne éducation et de savoir vivre d'une Autriche par ailleurs bien rigoriste. A n'en pas douter, l'écriture symphonique des valses de Vienne, adoptée par la bonne société autrichienne a donné à cette valse une légitimité que deux siècles ne lui ont toujours pas enlevée.
Sur un plan chorégraphique, la valse viennoise se danse aujourd'hui sur 3 temps égaux répétés à l'infini dans un tour à droite, et pour les plus expérimentés à gauche aussi.
Danse très simple donc... mais beaucoup moins qu'il n'y parait car il vous faudra du temps pour valser élégamment, et même beaucoup pour enchaîner sur un rythme rapide tours à droite et à gauche.
Cette valse a deux principales variantes : la valse lente ou anglaise, aussi appelée "boston" (voir ci-dessous), et la valse musette dansée en France dans nos bals ; il s'agit dans ce dernier cas d'une valse très rapide, dansée dans des espaces réduits ; elle nécessite alors de petits pas et un corps à corps des danseurs pour une rotation rapide des couples.
Quick step
Le quick step est inconnu en France en dehors des écoles de danse.
J'ai pour ma part l'habitude de la présenter comme la danse de Fred Astaire, ce qui est un raccourci intéressant, mais commence à poser problème car la jeune génération n'a plus vraiment l'occasion de regarder les films de cette immense célébrité... qui a largement fait son temps.
C'est une danse qui s'apparente beaucoup à la valse anglaise dans ses figures, mais est construite sur un rythme à 4 pas (Lent, vite, vite, lent), avec un tempo très vif, qui s'accompagne de petits sauts dans de nombreuses figures.
Elle est difficile à danser car très rapide ; de plus, peu dansée, les débutants n'ont aucune référence visuelle des pas, ce qui complique l'affaire. Je vous conseille tout de même de faire l'effort de l'apprendre, car dès que vous maîtrisez les pas de base et quelques figures, le quick step devient particulièrement agréable et vous procure des sensations de légèreté que vous ne retrouverez dans aucune autre danse.
Rock'n' roll - 1952
Le rock'n'roll est la danse qu'il faut savoir danser. Tout simplement parce qu'il a été du début des années 60 jusqu'à l'apparition de la salsa (années 80), la seule danse pratiquée par les jeunes gens de l'époque (à l'exception du slow... mais c'est une autre histoire).
Donc pratiquement tout danseur entre 40 et 60 ans connaît en général bien le rock et l'apprécie. Et nombre de danseuses en font un "examen de passage" pour leur partenaire.
Et il faut dire que la danse a des atouts : simple (dansée sur 8 pas pour les puristes, ou 4 pas pour les danseurs de bals, mais toujours sur 6 temps vite - vite - lent - lent), tonique et avec de nombreuses passes, elles est aussi le symbole - avec les séries américaines - d'une puissante culture "made in USA", née avec la fin de la deuxième guerre mondiale, amplifiée par la chute du communisme, et qui conserve bien des adeptes...
Samba
La samba est brésilienne et tire sa gloire du fameux carnaval de Rio de Janeiro, où elle règne en maître.
Elle se démarque nettement des autres danses latines, notamment par un rythme syncopé : 1 (rapide) et(très rapide) 2 (lent), 3(rapide) et(très rapide) 3(lent) assez difficile à maîtriser et qui est très marqué par une origine africaine. Elle a ses partisans dont je ne suis pas vraiment. Sans doute d'ailleurs parce que la culture brésilienne est basée sur le portugais, que je n'ai jamais appris, mes faveurs allant plutôt vers l'Espagne.
Rumba
Apparue entre les deux guerres, c'est la danse latine la plus ancienne. C'est aussi sans doute, et malgré son ancienneté, la plus sensuelle, même si les danseurs dansent séparés. D'un rythme assez lent (lascif !), le pas, construit sur un rythme vite-vite-lent est assez difficile à acquérir. D'ailleurs, allez dans n'importe quel dancing, et vous aurez bien du mal à trouver un partenaire qui saura vous suivre sur le rythme officiel... sauf bien entendu si vous trouvez un élève d'une école de danse.
Dans le cas contraire, contentez-vous du passe partout lent-vite-vite-lent (que vous utiliserez aussi pour le tango !).
A j'oubliais ! Pour ceux qui connaissent le Boléro, ne cherchez pas la différence avec la rumba : il n'y en a pratiquement pas, car c'est la même danse, avec toutefois un rythme légèrement plus rapide pour le Boléro ; la mode et l'époque sont en fait la seule cause réelle de cette différence de terminologie.
Le cha-cha-cha est une danse gaie et insouciante. Son pas de base est très simple, mais il autorise un grand éventail de positions et il s’agrémente de nombreuses figures originales qui le rendent très amusant à pratiquer.
C’est une danse ludique où personne ne guide vraiment : celui qui mène se contente de proposer à l’autre de le suivre, mais si le guidé veut s’autonomiser, rien ne l’empêche de faire quelques pas seul, à la manière des danses en lignes dont le cha-cha-cha dérive pour une part.
Témoin de cette liberté, les corps ne sont pas très proches : le cha-cha-cha est une danse amicale, plus qu’une danse de séduction.
Et la posture des danseurs, quoique droite pour demeurer élégante, est beaucoup plus souple que celle des danses européennes. Le cha-cha-cha est riche en invitations, déhanchements et mouvements sinueux. Que demander de plus ?
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